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Spécialiste du microbiome cutané, BYOME LABS met son expertise unique au service de l’innovation cosmétique.
Avec plus de 20 ans d’expérience cumulée, l’analyse de 5 000 séquençages et de 250 études scientifiques, notre équipe a déjà accompagné 40 clients et mené plus de 100 projets dédiés à l’évaluation de l’impact des cosmétiques sur le microbiome. Grâce à nos tests in vitro, nous aidons les marques à mieux comprendre et maîtriser les déséquilibres microbiens, notamment liés à l’acné, pour développer des soins toujours plus efficaces et respectueux de la peau.
L’acné vulgaire est une affection dermatologique fréquente qui touche principalement les adolescents et les jeunes adultes (1,2). Son impact ne se limite pas à l’aspect esthétique : elle peut altérer la qualité de vie et avoir des répercussions psychologiques importantes (1,3). Historiquement, la pathogenèse de l’acné a été associée à plusieurs facteurs clés, notamment une production excessive de sébum et une hyperkératinisation folliculaire. Toutefois, les recherches récentes ont mis en lumière l’importance du microbiome cutané et de son déséquilibre dans le développement et la sévérité de cette pathologie (1,3).
L’acné n’est pas liée à une plus grande quantité de C. acnes, mais à un déséquilibre entre ses phylotypes.
En effet la comparaison entre une peau saine et une peau acnéique met en évidence le rôle central de Cutibacterium acnes dans la pathogenèse de l’acné. Sur une peau normale, C. acnes est présent à l’état commensal, en équilibre avec d’autres micro-organismes (bactéries, champignons, virus), sans déclencher d’inflammation. L’homéostasie immunitaire et la fonction barrière sont maintenues. En revanche, dans un contexte de peau acnéique, certaines souches de C. acnes prolifèrent de façon excessive. Elles forment des biofilms protecteurs (A), induisent une prolifération et une différenciation anormales des kératinocytes, accompagnées d’une inflammation épidermique (B), stimulent la lipogenèse des sébocytes (C), et perturbent la réponse immunitaire cutanée (D). Cette série d’événements entraîne une inflammation chronique et la formation des lésions caractéristiques de l’acné (3).
Parmi les autres bactéries influençant l’acné, certaines espèces du genre Staphylococcus jouent un rôle modulatoire. Staphylococcus epidermidis, par exemple, est une bactérie cutanée commune qui peut limiter la prolifération de C. acnes en produisant des substances antimicrobiennes naturelles (1,3). S. epidermidis cohabite avec C. acnes dans les lésions d’acné et réprime l’inflammation induite par C. acnes. En effet, grâce à l’acide succinique qu’il produit, S. epidermidis bloque certains récepteurs de défense (les TLR) présents à la surface des kératinocytes. La libération de messagers inflammatoires comme l’IL-6 et le TNF-α est réduite, ce qui atténue la réaction inflammatoire induite par C.acnes. (4).
Si les bactéries sont souvent mises en avant dans la pathogenèse de l’acné, le rôle de certains champignons, notamment Malassezia spp., mérite également d’être considéré. Ce micro-organisme lipophile est naturellement présent sur la peau et peut être impliqué dans des affections comme la dermatite séborrhéique. Des études ont montré que Malassezia peut être isolé à partir de lésions acnéiques, suggérant une influence potentielle dans certaines formes d’acné (5).
Les traitements conventionnels de l’acné incluent des rétinoïdes topiques, du peroxyde de benzoyle et des antibiotiques oraux. Bien que ces approches soient efficaces pour réduire l’inflammation et la prolifération bactérienne, elles peuvent aussi perturber l’équilibre du microbiome cutané. De plus l’utilisation prolongée d’antibiotiques peut conduire à une augmentation significative de la résistance bactérienne, tant chez C. acnes que Staphylococcus epidermidis, ce qui soulève des préoccupations majeures en matière de santé publique (6,7).
En effet les traitements de l’acné influencent fortement le microbiome cutané. Le peroxyde de benzoyle, par son action oxydative non spécifique, diminue efficacement C. acnes mais pourrait impacter d’autres micro-organismes cutanés, avec un effet sur la diversité encore mal étudié (2). D’autres approches comme l’acide salicylique et la photothérapie pourraient réduire la prévalence d’espèces dominantes, contribuant à restaurer une diversité microbienne plus équilibrée (2).
Au vu des limites des traitements classiques, de nouvelles approches thérapeutiques émergent, ciblant le microbiome cutané tout en respectant son équilibre. Certaines souches probiotiques, notamment du genre Lactobacillus et Bifidobacterium, ont montré des effets bénéfiques pour la santé cutanée. Elles contribuent à soutenir une flore microbienne équilibrée et à moduler positivement la réponse immunitaire de la peau. Plusieurs travaux récents suggèrent que l’application topique de probiotiques pourrait améliorer des affections comme l’acné, en stimulant la production de céramides, en réduisant l’inflammation et en renforçant la protection contre les micro-organismes pathogènes. (6). Les probiotiques oraux semblent également efficaces pour réduire le nombre de lésions et l’inflammation via l’axe intestin-peau (6). D’autres pistes incluent les bactériophages ciblant spécifiquement les souches pathogènes de C. acnes sans altérer les bactéries bénéfiques (6). Enfin, les postbiotiques (métabolites bactériens) et les peptides antimicrobiens sont également étudiés pour leurs effets anti-inflammatoires et leur capacité à restaurer l’homéostasie cutanée (6).
Chez BYOME LABS, nous mettons nos 20 années d’expertise cumulée sur le microbiome cutané au service des marques cosmétiques, dermo cosmétiques et pharmaceutiques. Nous développons et réalisons des tests in vitro fondés sur des approches de culturomique, permettant d’évaluer l’impact de produits de différentes galéniques, sur des microorganismes représentatifs du microbiome cutané. Pour concevoir les meilleurs modèles d’étude, nous nous appuyons sur les dernières données scientifiques disponibles, notamment issues des travaux de séquençage génomique et des dernières publications sur le sujet. Nous pouvons ainsi recréer en laboratoire des modèles de dysbioses, incluant l’acné, afin d’observer l’action de votre produit dans ce contexte spécifique. Vous obtenez ainsi des preuves scientifiques démontrant que votre produit exerce une action préventive, correctrice ou qu’il préserve simplement l’équilibre du microbiome cutané dans un contexte d’acné.
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